La casheroute
adapté de Rav shimshon rephael hirsh
Les lois de casherout ne sont pas des règles d'hygiènes ou de diététiques (contrairement à une idée répandue).
Au lieu de supposer, laissons la parole à l'intéressée:
De même que le sanctuaire de D. qui est sensé représenter les hautes aspirations que D. a pour toi, ne doit pas être souillé (se référer aux explications concernant les lois de la pureté), ainsi la Thora considère certains aliments comme indigne du sanctuaire que tu es sensé représenter par ton corps, ton esprit, et ton comportement. Ils ne peuvent servir de matériaux pour soutenir et construire le « sanctuaire vivant » que D a prévu de faire de toi.
Il est très possible que ce genre d'aliments soient nourrissants et bénéfiques pour le corps, mais c'est ton esprit qui en souffrira. Au lieu de l'élever « kedoucha » tu l'abaisseras « touma ».
Ils sont « impropres »! Ne te souille pas! Ils sont impurs! Voici ce qu'on peut en lire dans la Thora.
Être « impur » signifie se priver de nos capacités à nous élever dans la Kedoucha. Et notre objectif avoué a toujours été : « être une nation sainte »(chemot,22,30). Les enfants d'Israël, ont reçût comme mission d'être une nation sainte, qui suit et accompagne son créateur, alors comme le beth hamikdash, leurs corps doivent être des sanctuaires.
La Thora lie souvent la notion de Touma avec celle de « dégout » quelque chose qui répugne, que tu éloignes de toi comme un corps étranger qui ne devrait surtout pas entrer en contact avec le tien.
De même que tu éloignes tous les aliments qui ne cadre pas avec ta délicatesse (même s'ils sont comestibles, comme les insectes, ils ne sont pas considérés comme des mets « délicats » et donc repoussé avec dégouts par la plupart des gens) tu devras éloigner de toi tout ce qui ne cadre pas avec ta spiritualité, de peur que tu la rabaisses au contact d'aliments « tamé » et que tu te retrouves dans l'incapacité de remplir ta sainte mission.
À toi de les rejeter, de comprendre qu'ils ne sont que nourriture rabaissante pour ton esprit. Voici, jusque là, les notions que la Thora nous donne au sujet de la casheroute
Qu'y a t-il de mauvais dans un aliment non-casher?
A nos yeux, rien du tout! Mais celui qui a créé ton corps et ton esprit t'affirme qu'ils sont néfastes pour ta spiritualité. Si le dégout existe de manière naturelle et instinctive pour tout ce qui est mauvais pour notre corps, le dégout spirituel ne fait pas partie de notre nature. Comme tout ce qui touche à la spiritualité, il doit être acquit. (le Hovot Halévavot affirme qu'après certaines années d'application des lois de cacherout, le dégout Cohen avy spirituel devient aussi naturel que celui du matériel). Pour ceux qui préfère utiliser leur ventre et leurs papilles comme référentiel, bonne chance!
Pour ceux qui se poserait la question: « qu'est ce que ça peut bien changer pour D. qu'on mange cacher ou pas? »
Deux réponses:
la première: D. n'a pas à se justifier quant à ses exigences (mais en revanche, nous oui),
la seconde: de même que ton corps est un outil que tu dois respecter et que tu n'a pas le droit d'abimer sciemment, ainsi ton esprit doit être respecté, et tu n'as pas le droit de le mettre en contact avec des produits « formellement interdits pour la spiritualité » (effets secondaires multiples et néfastes)!!
« je ne comprends pas ce qu' il y a de mal là dedans?- même si tu ne comprends jamais, même si aucune expérience ne te le prouve, bien qu'il soit clair que tous les aliments ont aussi des répercussions psychiques (les excitants, les calmants, les hallucinogènes etc...) ce qui pourrait expliquer le côté néfaste d'aliments non cachers, malgré tout, si ta vie est un service divin, ce sont les règles de D. que tu dois prendre en référence et non tes propres expériences. (si tu arrives cependant à les comprendre, tant mieux pour toi).
Nous ajouterons qu'avant de se risquer à expliquer les répercussions de notre alimentation sur notre spirituel, il faudrait déjà se mettre d'accord sur les répercussions réelles des aliments sur notre corps, et là on est loin du compte.
Les grands concepts de la Cacheroute:
1. Les êtres vivants permis ou interdits à la consommation:
2. Les parties permises ou interdites dans le vivant.
3. Ce qui peut rendre impropre même les animaux cachers
4. L'abattage rituel
5. Les mélanges (lait-viande etc.)
6. Les mélanges avec les produits interdits et leurs ustensiles
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1- Les êtres vivants permis ou interdits à la consommation:
A- les mammifères: sont permis à la consommation tous ceux qui disposent de deux signes distinctifs: – les sabots fendus – et le fait de ruminer tous les autres sont impropres à la consommation. Tout animal qui rumine possède aussi des sabots fendus, exception faite du chameau, du lièvre et du Procavia capensis (sorte de marmotte). Tout animal qui dispose de sabots fendus rumine aussi à part le cochon. Les mammifères disposent d'autres signes distinctifs (voir choulhan arou'h yoré déa chapitre 79)
B- Les oiseaux: la Torah ne nous donne pas de signes distinctifs quant à la cacheroute des oiseaux. Elle ne compte que 24 sortes d'oiseaux tamé, le reste étant considéré comme tahor. Comme il existe un flou dans la manière de déterminer réellement à quelle catégorie ils appartiennent, on ne consomme que les oiseaux consommés par tradition. La Torah orale nous éclaire quant à quelques points: tout rapace fait obligatoirement partie de la catégorie tamé, tout oiseau qui se pose sur une corde en disposant 2 doigts a l'avant et 2 doigts à l'arrière, ou qui est capable d'attraper sa nourriture en plein vol – fait partie des rapaces. Pour être bien sûr qu'un oiseau ne rentre pas dans cette catégorie nous disposons de 3 autres signes:
a) dans les doigts
b) dans le goitre
c) dans le gésier cependant comme nous manquons de pratique, nous nous référons entièrement à la tradition.
C- Les Poissons: Tout poisson qui dispose d'écailles et de nageoires est propre à la consommation, tout le reste est interdit. Il doit cependant être possible de l'écailler avec un couteau. Le poisson est tahor même s'il développe les écailles et les nageoires qu'à un certain âge, il en va de même s'il en disposait mais qu'il les a perdu en quittant son élément. Il n'y a pas de taille minimale pour les écailles. Il suffit d'une seule écaille et d'une seule nageoire pour le rendre cacher, l'écaille devra être retrouvée à des endroits particuliers. En général tous ceux qui disposent d'écailles disposent de nageoires mais pas l'inverse. La Torah orale rajoute quelques signes distinctifs: une tête large et un squelette solide, ils ne se substituent pas aux écailles et aux nageoires (voir yoré déa chapitre 83).
D- Les insectes: Ils sont généralement tous interdits. C'est pour cela que tout aliment difficile ou impossible à vérifier ne pourra pas être consommé. Il en va de même pour les fruits considérés comme véreux (exception faite des vers nés à l'intérieur du fruit à la condition qu'il n'ait pas bougé et qu'il n'est pas été introduit de l'extérieur). Après avoir trouver 3 insectes dans un plat, celui ci devient interdit tant qu'il n'a pas été vérifié entièrement. On retrouve aussi des insectes dans les poissons et à part ceux qui se trouvent entre la peau et la chair du poisson (qui font partie intégrante du poisson et qui n'ont pas bougé); tous les autres sont interdits. Cela s'applique aussi aux fromages. Dans tous les cas ou ces insectes sont permis il est important de préciser que c'est à l'unique condition qu'ils ne soient pas répugnants, s'ils le sont, ils deviennent impropres à la consommation. Pour ce qui est des sauterelles, les signes de cacheroute sont les suivants:
a) 4 pattes
b) 4 ailes qui couvrent la longueur et la circonférence du corps
c) 2 pattes pour sauter
d) pour les achkénazims qui ne disposent pas de tradition pour les sauterelles, elles sont toutes interdites.
Remarque:
• Tout ce qui provient du tamé, est tamé. C'est pour cela que les oeufs, le lait et n'importe quel liquide provenant d'un animal tamé est interdit.
• C'est pour cela que la lait qui n'a pas été trait d'un animal tahor en présence d'un Juif est assour, cependant le beurre et d'autres dérivés qui ne peuvent en général, n'être produits qu'à partir du lait de vache sont permis.
• Les fromages sont interdits mais pour d'autres raisons.
• Le miel d'abeilles est permis.
• Comment reconnaître un oeuf interdit? Si le jaune est à l'extérieur et le blanc à l'intérieur ou bien par la forme de la coquille. Dans tous les cas se référer à une autorité compétente.
• Il n'est pas nécessaire d'acheter les oeufs sous surveillance, car les oeufs non cacher sont très rares à la vente.
• Les oeufs et le lait de poissons cachers (appelés laitance de poisson) sont permis.
Blog de Rav Cohen Avi
http://heritagedesfemmesjuives.over-blog.com
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